Pour les survivantes du cancer du sein, l’angoisse d’une éventuelle récidive reste une préoccupation constante, même après avoir traversé l’intégralité des traitements initiaux. Malgré la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hormonothérapie, des cellules tumorales résiduelles, en état de dormance, peuvent persister indétectées dans l’organisme durant des années, voire des décennies, échappant ainsi aux méthodes de diagnostic et aux thérapies classiques. Ces cellules quiescentes ont le potentiel de se réactiver et de déclencher une maladie métastatique, principale cause de mortalité chez les patientes atteintes d’un cancer du sein.
Cependant, une étude clinique récente, menée par l’Université de Pennsylvanie, apporte un nouvel élan d’espoir. Elle suggère qu’une stratégie thérapeutique innovante, combinant deux médicaments déjà existants et approuvés, pourrait s’avérer efficace pour cibler ces populations de cellules dormantes. Ces médicaments sont l’hydroxychloroquine (connue pour son usage dans le traitement du paludisme, du lupus et de la polyarthrite rhumatoïde) et l’évérolimus (un inhibiteur de la voie mTOR, déjà autorisé pour certains types de cancers du
